Paris Grand Slam : Première à domicile pour Dayyan Boulemtafes et Alexis Renard
Avant de monter pour la première fois sur les tatamis de l’Accor Arena, Dayyan Boulemtafes et Alexis Renard livrent leur ressenti et reviennent sur leur préparation.
À 20 ans, Dayyan Boulemtafes (-73kg) et Alexis Renard (-66kg) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape de leur jeune carrière en disputant leur premier Paris Grand Slam. Un rendez-vous particulier, à la fois par son prestige et par le fait de combattre à domicile, que les deux judokas abordent avec excitation, mais aussi avec une volonté commune de rester pleinement mobilisés sur leur performance.
Pour Dayyan, cette première participation au Paris Grand Slam dépasse le simple cadre sportif. « C’est un moment exceptionnel que nous allons vivre », confie-t-il, en évoquant un rendez-vous chargé de souvenirs. « Avec mes parents, on regardait le Grand Slam quand j’étais petit. Être aujourd’hui sur les tatamis, c’est aussi un accomplissement pour eux. »
Cette dimension émotionnelle, Alexis la ressent également. « Je suis super excité, j’ai vraiment envie de combattre. C’est à Paris, à la maison, devant une salle comble et c’est l’un des plus prestigieux Grand Slam. » Une excitation nourrie par l’idée de se mesurer à ce qui se fait de mieux sur la scène internationale.
Le Paris Grand Slam s’inscrit aussi dans la continuité d’une saison dense pour Dayyan Boulemtafes. Vice-champion de France seniors, champion de France juniors en titre et vainqueur de la Champions League 2025, il s’est également illustré à l’automne dernier sur la scène internationale, avec une médaille d’argent au Grand Prix de Lima, où il avait battu le champion olympique Hidayat Heydarov.
« C’est l’un des plus grands tournois, avec un public français très investi. Ça pousse énormément », explique-t-il. « La médiatisation de l’événement et l’engouement du public en font un rendez-vous à part, c’est une occasion particulière de marquer les esprits. »
Alexis lui aussi champion de France juniors et vice-champion de France senior partage ce constat, tout en insistant sur l’atmosphère unique de l’événement. « C’est le Grand Slam en France, à Paris. On sait que le public sera derrière nous et peut nous transcender dans les moments clés » Une énergie qu’il attend comme un moteur, sans pour autant la laisser devenir une source de pression.
L’objectif reste clair pour les deux judokas : rester pleinement concentrés, ne pas se laisser dépasser par l’événement, et faire forte impression dans une compétition décisive pour les prochaines sélections internationales, où les places seront chères.
Ainsi, les deux judokas affichent une même ligne de conduite. « Je vais l’aborder comme une autre compétition », explique Dayyan. « Faire du judo, faire tomber, prendre combat par combat et tout donner. »
Alexis adopte une approche similaire. Déjà cinquième lors de son premier Grand Slam à Abou Dabi en novembre dernier, il insiste sur la nécessité de banaliser l’événement. « Je ne veux pas me dire que c’est une compétition complètement à part ou différente. Au fond ça reste un Grand Slam et je préfère l’aborder comme tel pour garder mes habitudes et mes repères. »
Derrière cette gestion maîtrisée, l’ambition est assumée. « J’ai envie de me frotter aux meilleurs, trois des quatres médaillés olympiques de ma catégorie seront présents et c’est important pour moi de voir où je me situe. »
Dayyan insiste sur l’importance du relâchement. « On est jeunes, on a rien à perdre. » Déjà passé par un premier Grand Slam lui aussi à Abou Dabi, il compte s’appuyer sur cette expérience, même si elle n’avait pas été totalement aboutie. « Je sais comment ça se passe. Je peux m’en servir pour essayer d’aller plus loin. »
La préparation, enfin, constitue un socle commun. Les deux judokas reviennent d’un long stage au Japon, qui a marqué le groupe. « On est restés quasiment un mois », explique Alexis. « C’était dur, mais très enrichissant et bénéfique physiquement et techniquement. On a pu combattre contre les meilleurs. »
Dayyan replace cette préparation dans une perspective plus large. « Le Japon, c’est une part importante de la préparation du Paris Grand Slam, mais ce n’est pas tout. C’est un travail qui va nous servir à Paris, mais aussi sur la suite de la saison. »
Sans en faire un aboutissement en soi, il rappelle que le Paris Grand Slam s’inscrit dans une préparation engagée bien avant 2026. « Tous les jours, on s’entraîne pour être capables de répondre présent sur des rendez-vous comme celui-ci. »