Rétro 2025-2026 : Une campagne de Ligue des Champions légendaire
À l'issue d'une nouvelle épopée historique, le Paris Saint-Germain est entré dans la légende en décrochant une deuxième Ligue des Champions consécutive. Passés par toutes les émotions, Luis Enrique et ses hommes ont réalisé un exploit que peu ont réussi. Retour sur le parcours du club de la capitale qui, une nouvelle fois, s'est montré insubmersible.
Après des débuts en fanfare au Parc des Princes face à Atalanta (4-0), le Paris Saint-Germain a fait face au premier gros défi de sa saison lors de la seconde journée de la phase de ligue, avec un déplacement à Estadi Olímpic Lluís Companys pour défier le FC Barcelone. Privé de son capitaine Marquinhos et de plusieurs cadres tels que Khvicha Kvaratskhelia, Ousmane Dembélé et Désiré Doué, Luis Enrique était alors forcé de puiser dans son génie tactique pour tenter d'enrayer la machine catalane.
Malgré l'ouverture du score de Ferran Torres, les Rouge & Bleu n'ont jamais abdiqué, égalisant par l'intermédiaire de Senny Mayulu avant la pause. Au bout du temps réglementaire d'une seconde période haletante, Gonçalo Ramos venait crucifier Wojciech Szczęsny pour délivrer tout un peuple (1-2) et venir envoyer un message à l'ensemble de ses rivaux sur la scène continentale.
Fraîchement battu par le Bayern Munich à domicile, Paris recevait Tottenham lors de la 5e journée, quelques mois après leur succès en finale de la Supercoupe d'Europe. Les Rouge et Bleu avaient à coeur de repartir de l'avant, tandis que les Londoniens souhaitaient prendre leur revanche et se mettre dans de bonnes dispositions dans la course à la qualification directe pour les huitièmes de finale.
Le résultat ? Un match ouvert entre deux formations ambitieuses qui n'ont rien lâché jusqu'au coup de sifflet final. Mené à deux reprises (0-1 puis 1-2), le club de la capitale s'est laissé porter par son public et par un Vitinha inarrêtable, auteur d'un premier triplé sous les couleurs parisiennes. A l'arrivée, c'est une nouvelle victoire au mental que Paris décrochait dans l'enceinte du XVIe arrondissement (5-3).
Forcé de passer par les barrages, Paris est parvenu à écarter Monaco, qui a tenu jusqu'au bout son rôle de trouble-fête (2-3, 2-2). Opposé à Chelsea en huitièmes de finale, le club de la capitale était forcé de bien négocier son match aller, puisque le retour était prévu à Londres. Si les Blues ont résisté pendant plus d'une heure, c'est une nouvelle fois Vitinha qui délivrait le Parc des Princes (74e, 3-2), avant qu'un doublé de Khvicha Kvaratskhelia en toute fin de rencontre ne fasse basculer Paris dans la folie.
Le match retour ne laissait quant à lui aucune place au doute, avec un but de l'international géorgien et de Bradley Barcola dans le premier quart d'heure pour venir refroidir Stamford Bridge, avant que Senny Mayulu ne vienne conclure le festival des Rouge et Bleu à l'heure de jeu (0-3).
Tombeur de Liverpool en quarts de finale, le Paris Saint-Germain retrouvait le dernier carré de la compétition pour la troisième saison consécutive. Pour rallier la finale, Luis Enrique et ses hommes devaient toutefois venir à bout du Bayern Munich. Cette nuit du 28 avril restera longtemps gravée dans les mémoires, tant les supporters parisiens ont vibré devant un des matchs les plus spectaculaires de la saison. D'abord mené, puis rattrapé à deux reprises, le club de la capitale s'est envolé grâce à Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé (58e : 5-2), avant de voir les Bavarois réduire leur retard à seulement un but avant le match retour.
A l'Allianz Arena, théâtre de la finale historique face à l'Inter Milan près d'un an plus tôt, la magie a de nouveau opéré. Sans pitié, Ousmane Dembélé montrait la voie et mettait les siens en tête dès la 3e minute. L'égalisation des locaux dans le temps additionnel de la seconde période ne changeait rien à l'issue de ce combat de titans, et Paris retrouvait la finale de la Ligue des Champions.
Après Munich, c'est Budapest qui accueillait les Rouge et Bleu pour cette seconde finale consécutive. Opposés à Arsenal, les Rouge et Bleu se sont retrouvés dos au mur pendant une heure de jeu, perturbés par le système de jeu des hommes de Mikel Arteta.
Auteur d'un doublé à Liverpool en quarts de finale puis de trois buts sur l'ensemble des deux matchs face au Bayern, Ousmane Dembélé assumait une nouvelle fois son rôle de Ballon d'Or et remettait les compteurs à zéro sur penalty. La suite appartient évidemment à l'histoire, avec une deuxième étoile décrochée à l'issue d'une séance de tirs au but irrespirable. Le Paris Saint-Germain l'a fait. Après l'Allianz Arena, c'est la Puskas Arena qui sera désormais, pour toujours, l'objet des souvenirs les plus précieux pour les supporters parisiens. Une fois c'est historique, deux fois c'est légendaire.